Thứ Hai, 2 tháng 5, 2011

Théories économiques (part 13)

Épistémologie et 
histoire de la pensée économique

Critique de Lucas
Les paramètres des modèles économétriques peuvent évoluer sous l'influence de la politique économique lorsque les acteurs du marché reconnaissent des modifications dans les règles de politique économique et les intègrent dans leur comportement. Dans la mesure où un modèle économétrique ne tient pas compte de manière adéquate de ce type d'ajustement des attentes, les modèles dont les paramètres ont été évalués sur la base des données passées ne permettent pas une évaluation correcte des effets des politiques économiques à venir. (Lucas)

École des choix publics
L'école des choix publics rejette la conception particulière de l'État et de la politique, utilisée dans l'analyse économique traditionnelle et qui voit l'Etat comme un dictateur bienveillant. Selon cette vision, les décideurs politiques sont supposés avoir des objectifs qui correspondent à ceux de l'intérêt général. Ainsi, dans le domaine de la politique économique, ces objectifs peuvent être l'emploi, la croissance ou encore la lutte contre l'inflation. Pour les tenants de l'école des choix publics, on ne peut pas à la fois soutenir que dans la vie économique les individus se comportent de manière rationnelle et égoïste et que ces mêmes individus - une fois passés dans la sphère politique - se comportent de manière altruiste. Le modèle proposé par cette école repose sur l'hypothèse que les hommes politiques et les partis politiques essaient d'obtenir le maximum de votes possibles afin d'obtenir des positions de pouvoir ou des avantages financiers grâce aux budgets publics. (Buchanan, Tullock, Mueller)
Économétrie
Elle permet de confronter des constructions théoriques et leurs prédictions aux données réelles de l'économie. Plus précisément, les modèles économétriques servent à expliquer l'évolution quantitative d'un certain nombre de variables (dites variables endogènes) en fonction d'un certain nombre de variables prédéterminées (dites variables exogènes). Le test qui infirme une prédiction conduit à réexaminer les hypothèses du modèle et afin de mieux comprendre les mécanismes économiques. Construire un modèle économétrique, nécessite une théorie modélisable, des données et des instruments de calcul. (Frisch, Haavelmo, Heckman, McFadden)
Holisme méthodologique
L'approche économique holiste s'intéresse plutôt à l'ensemble des comportements qu'à leurs composantes, faisant l'hypothèse que le tout est supérieur à la somme des parties. La sociologie, qui relève plus d'une démarche holiste, met l'accent sur le fait que les individus sont socialisés, c'est-à-dire qu'ils sont le produit d'un groupe qui partage une certaine culture, des normes etc. Il existe donc une classe sociale, ce que nie l'individualisme sociologique.
Individualisme méthodologique
L'individualisme méthodologique analyse les phénomènes économiques et sociaux à partir des comportements individuels. Combiné à l'hypothèse de rationalité du comportement, l'individualisme méthodologique, le fameux homo œconomicus, est le principe de base de la science économique. (Becker)
Libéralisme
Élaborée au cours du XIXème siècle notamment à partir des travaux d'A. Smith, la doctrine libérale repose sur trois piliers : la propriété privée, la libre entreprise et la libre concurrence. Il existerait selon elle un ordre économique naturel, fruit des interactions entre les agents (main invisible). La crise des années trente a donné naissance à un courant néo-libéral reconnaissant les imperfections du marché et attribuant à l'État un rôle de régulateur de la sphère marchande. Les privatisations des vingt dernières années dans les pays industrialisés et le mouvement de déréglementation témoignent d'un retour appuyé à la doctrine originelle. (Hayek, Friedman)
Marxisme
Doctrine et méthode d'analyse élaborées par K. Marx et F. Engels puis par leurs disciples, le marxisme (ou tout du moins sa théorie économique) vise à expliquer le fonctionnement du système économique. Dans le système capitaliste, la force de travail crée une valeur supérieure à celle de son entretien produisant ainsi une plus-value que s'approprient les détenteurs des moyens de production. Cette appropriation, assurée par la légalité de la propriété privée, donne naissance au profit, si le capital est réalisé, et permet l'accumulation du capital. Il existe cependant une baisse tendancielle du taux de profit liée à l'exploitation de la force de travail, et que les concentrations cherchent à pallier. Les crises consécutives au déséquilibre de la répartition du profit provoque à terme une crise générale débouchant sur la révolution sociale. (Marx, Engels)
Nouvelle histoire économique
Elle a pour projet de développer une histoire économique " scientifique ". Les cliométriciens souhaitent appliquer des règles scientifiques aux problèmes d'histoire économique. Ils utilisent des séries de données historiques quantitatives et une méthode celle de l'analyse contrefactuelle. Cette dernière, développée par R. W. Fogel, prix Nobel 1993, consiste à mesurer l'influence d'un facteur sur une évolution par la différence entre cette évolution réellement observée et celle, hypothétique, à laquelle on aurait assisté si le facteur concerné n'avait pas existé. Cette dernière situation est construite économétriquement à partir des autres facteurs. (North, Fogel)
Positivisme économique
Cette approche repose sur l'idée que l'économique est une science empirique, au même titre que les sciences de la nature. Les énoncés que l'économiste élabore ont avant tout un caractère prédictif, dont on doit être capable d'infirmer les résultats par des tests empiriques. C'est la raison pour laquelle finalement, il importe peu que les hypothèses de départ soient réalistes. (Friedman)

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